CORONAVIRUS  SARS-CoV-2,   PANDÉMIE  COVID-19

Page éditée le 22 mars, reprise 34 fois jusqu'au 28 juin, ré-éditée le 30 octobre, révisée le 1er novembre, le 5 décembre 2020
Page renouvelée et mise à jour le 20 janvier 2021

Mes mémos connexes :  
         Fabriquer et recycler des masques

 

la page du 22 mars
la page du 28 juin

Apparu en Chine fin novembre 2019, identifié en décembre, le SARS-CoV-2 a déclenché la plus grande pandémie depuis la grippe espagnole apparue aux États-Unis en 1918.

 

Cette page essaie de rassembler les informations essentielles et les plus pertinentes, les précautions indispensables, les bonnes idées et les astuces qui contribuent à s'en prémunir.
 Souvent, tout est question de compréhension et d'organisation.

STRATÉGIES

Officiellement, l'épidémie  en Chine démarre le 22 janvier avec 548 cas.
Elle a commencé 38 jours après la Chine en Allemagne et en France, 39 jours après en Espagne, 40 jours aux USA, 42 jours au Royaume-Uni, etc.

Les pays ont adopté des stratégies différentes. Leurs efforts et leurs actions en découlent (masques, tests, confinement). Ainsi, en Chine, au Japon, en Corée du Sud, à Taiwan, le masque est porté par toute la population. La distanciation y est culturelle.


Comment a-t-on anticipé en France?
   Un exemple éloquent, la notice ARS du 20 mars :
       
Prise en charge patients Covid-19 en ville

La stratégie proposée et appliquée depuis le 12 mars a été formellement désavouée le 13 avril. Déjà l'AFNOR avait publié le 27 mars la spécification S76-001, sur les masques barrières, suivie de l'Académie nationale de Médecine le 2 avril sur le masque pour le public. N.B. Spec S76-00, rév. 28 avril, n'est pas une norme.

 Dans la stratégie de déconfinement des mesures qui auraient dû être en place émergent enfin.  Pas à pas, le port du masque devient obligatoire partout. Mais comment peut-on espérer contrôler vraiment l'épidémie sans l'isolement systématique hors domicile des cas contagieux?
L'accélération de l'épidémie à l'automne n'est donc pas une surprise. L'expansion échappe au contrôle des ARS d'où le second confinement du 30 octobre.
Fin novembre/début décembre on aurait pu croire que l'isolement hors domicile des cas contagieux serait fait. Malheureusement il n'en est rien, on ne parle plus que de vaccin, et
Covid-19 continue ses ravages..

    

 

L'Académie nationale de Médecine traduit l'évolution de la doctrine française sur le Covid-19 : le 12 février une importance à relativiser,  puis le 19 mars la  création d'une cellule de crise,  suivie le 22 mars de  l'avis sur les masques et le 2 avril, (33e jour d'épidémie) de la recommandation du port généralisé de masques par la population et enfin, le 22 avril, de Aux masques citoyens! Le principe de précaution souvent invoqué pour d'autres sujets aurait dû s'appliquer d'office et dès le début au port du masque.
Le
Conseil scientifique Covid-19 créé le 11 mars "pour éclairer la décision publique" a émis 8 avis + 1 note du12 mars au 24 avril.
Il est curieux de voir le souci de communication l'emporter, le recours à un principe sélectif, le repli dans des doctrines dépassées face à une pathologie hors normes qui bouscule les dogmes établis.
Le Comité Analyse Recherche Expertise a été créé le 24 mars.
 
Le 13 avril le président E. Macron a énoncé une nouvelle stratégie basée sur les tests, l'isolement des personnes positives, la distanciation et le port de masques pour tous, stratégie qui avait été souhaitée ici depuis cette première page  le 22 mars.
Le 7 mai, démarre le 1er plan de dé-confinement. Il subit un frein administratif à la mise en place des mesures efficaces et les actions complémentaires se succèdent.
Dans les lieux confinés, boutiques, restaurants, bars, théâtres, réunions, magasins, etc, aucune traçabilité des personnes n'est organisée. Les individus n'ont aucun instruction pour lister les lieux qu'ils fréquentent. Les patients contagieux sont laissés chez-eux.
 
En octobre, pour ralentir la pandémie qui s'accélère des mesures restrictives et de couvre-feu sont mises en place progressivement et géographiquement .
Hélas, cela ne suffira pas. Voir le paragraphe
le maillon faible!
CONNAÏTRE LE VIRUS  SARS-CoV-2
 
 Le SARS-CoV-2 étant récent, les connaissances se complètent au fur et à mesure des observations et des études. Je vous invite fortement à lire ce texte Agent infectieux COVID-19 de mi-mars 2020 (source hospitalière Paris) qui est très instructif. La pénétration du virus dans le corps et le processus de développement de l'infection y est parfaitement décrit.
 

 

 
Ce Coronavirus est très contagieux : 15 minutes de conversation avec un porteur transmet la contagion à 100 %. Il se transmet aussi par contacts, mais il entre toujours par la bouche, le nez, les yeux.
Les symptômes sont plus marqués avec l'âge des personnes et sur celles et ceux qui ont des sensibilités ou des pathologies médicales.
Les symptômes sont insignifiants sur une majorité de la population.
L'issue est très fortement mortelle pour les personnes de plus de 70 ans, celles ayant des fragilités (obésité, tabac, etc.) et celles atteintes de pathologies ( respiratoires, diabète, etc.).
LE CIRCUIT DE CONTAMINATION
 
Le circuit est simple.
A partir du donneur : directement par respiration, propagation dans l'air, projections, ou contact direct, par toucher avec une autre personne. Indirectement par contact d'un objet. L'infection de la main portée devant la bouche pour éternuer, et le contact des doigts sur le visage contribuent aux contaminations.
Vers le receveur : directement par réception de postillons, micro-goutelettes et respiration d'air contaminé, par contact direct avec le donneur. Indirectement par contact avec un objet contaminé puis contact des doigts à la bouche, le nez, les yeux.
 
Majoritairement, la propagation se fait par micro postillons dans l'air directement de personne à personne. Les mesures de précaution en découlent.

 

LA PROPAGATION
 
Elle semble lente au début. En réalité c'est une fausse impression. Plus de la moitié des personnes infectées n'ont pas de symptômes. Elles vont donc infecter plusieurs autres personnes, et ainsi de suite. Compte tenu des durées d'incubation et de développement, c'est au bout de 2 à 3 semaines que la propagation devient significative, puis elle galope :
:
 
OBSERVER LA PANDÉMIE  COVID-19

Les chiffres et les statistiques complètes
    https://www.worldometers.info/coronavirus/

Statistiques coronavirus en France et tous les pays
  https://www.eficiens.com/open-stats-coronavirus/
 
Le site gouvernemental
  https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus
 
La pandémie de Covid-19 en France
    https://fr.wikipedia.org/wiki
  Tous les aspects de la pandémie et des bilans statistiques factuels et bien présentés.
 
Onze questions et taux de mortalité selon l'âge
    https://www.businessinsider.fr
 
Géode, le portail officiel de la santé https://geodes.santepubliquefrance.fr
 
Courbes et statistiques à partir de Géode
Powerby.com
 
NB Les statistiques des trois premiers mois en France ne montrent que l'activité des hôpitaux. Les cas positifs, malades et décès en Ehpad et en médecine de ville ont été comptés très tardivement.
 

 

  CONSÉQUENCES DES STRATÉGIES
 
Du 24 janvier (3 premiers cas en France) au 17 mars
 Malgré les informations diffusées en français par la Chine, l'inscience et la méconnaissance de bon nombre de "spécialistes" de la médecine et de la santé mènent à une imprévoyance et à une sous-estimation de la pandémie .
Les conséquences en seront : le confinement général, le nombre de décès, la charge en hospitalisation et en réanimation.
 
Du 18 mars au 10 mai, le confinement total
L'épidémie a fortement régressée mais le virus est toujours là.
Les traces psychologiques et économiques du confinement sont importantes. Tout a explosé, la dette de l'état, les précarités, la perte de repères sociaux, les disparités sociales, le nombre de sans-emplois. Pourtant l'état n'a pas sourcillé devant un effort financier hors norme.
 
Du 11 mai au 29 octobre, le déconfinement
  Des mesures inadaptées, d'autres absentes, entament l'efficacité escomptée. 14 000 personnes sont encore hospitalisées et 72 ont été hospitalisées le 31 mai. La gestion du dépistage et du suivi des patients est un échec. Cependant, avec l'été, les vacances, plus de vie au plein-air, la pandémie régresse. Elle reprend à l'automne et très vite c'est le dérapage.
Certes on soigne mieux, les soignants ont bien progessé. Par contre les personnes contagieuses n'étant pas strictement isolées combiné à l'échec du suivi provoquent l'expansion incontrôlée de la pandémie.
 
CONFINEMENT
 
Le confinement est une mesure collective indispensable et incontournable pour la protection de la population. C'est une mesure exigeante et contraignante pour beaucoup de foyers. Le but est de se croiser et se rencontrer le moins possible. Celles et ceux qui ont un jardin ou un balcon peuvent plus facilement s'en tenir aux quelques déplacements alimentaires. Pour les autres c'est plus difficile.
Cependant le confinement est d'autant plus efficace que les précautions individuelles sont connues, complètes, strictement appliquées.
Le confinement nécessite l'adhésion du public et une gestion en finesse.
La Chine préconise l'isolement de tous les patients dans des structures spécialisées.
 

 

ANNIHILER LES CONTACTS
 
Ce sont des mesures individuelles. Chacun de nous est un porteur potentiel qui l'ignore tant qu'il n'a pas de symptômes. Nous devons être responsables et vigilants :
Réduire les déplacements au maximum
 - diminuer la fréquence des sorties
 - annuler toutes les sorties "de confort"
Freiner la propagation
 - Se tenir éloigné : les bras tendus, les mains ne peuvent se toucher.
 - masquer le nez, la bouche,
 - protéger les yeux avec des lunettes
 - maintenir l'hygiène des mains et du visage, du nez, de la bouche..
S'interdire les facteurs aggravants : ce qui fait respirer et expirer fortement, l'affluence de personnes, les espaces confinés, etc.
 
Les personnes malades ont des dispositions particulières.
DÉCONFINEMENT
 
A mi-chemin entre le confinement et l'absence de restrictions, le déconfinement durera tant que le virus existe. Pour contenir la pandémie les mesures de protection restent nécessaires et probablement des restrictions particulières.
Annihiler les contacts, les mesures et les restrictions s'appliquent en déconfinement tout autant qu'en confinement.
 

 

  MESURES / RESTRICTIONS

L'essentiel est d'avoir des objectifs et des mesures générales reconnues par chacun de nous. Les circonstances et les situations peuvent justifier des mesures modulées. Ce sont les lieux publics, les transports, les magasins, le travail, les loisirs, etc.

La différence entre le confinement et le déconfinement ne devrait concerner que les restrictions quand elles s'imposent, et aussi en dérogations éventuelles à ces restrictions pour des cas particuliers.

GESTES BARRIÈRES

Cette expression à la mode sous-entend que ces simples gestes suffiraient à eux, c'est plus complexe. Se tenir éloigné les uns des autres : les bras tendus, deux personnes ne doivent pas se toucher.

LES COMPORTEMENTS EFFICACES

Empêcher le virus de se propager
Chacun est un porteur potentiel capable de propager le virus :
 - avant de sortir, se mettre en situation de ne pas contaminer avec un masque sur le nez et la bouche.
 - de retour, agir comme si on était contaminé et appliquer toutes les mesures d'hygiène..

Empêcher le virus de nous atteindre
  - en se tenant éloigné les uns des autres
  - en protégeant la bouche, le nez, les yeux  avec masque et lunettes.

En communauté et en public,
    le masque pour tous est une absolue nécessité
à l'intérieur et à l'extérieur quand il y a foule.

BIEN PORTER LE MASQUE
Imaginez la personne qui porte le masque sous le nez comme si elle tenait un parapluie avec des trous.
Bon nombre de masques papier laissent de grandes ouvertures de chaque côté du nez,  sur les joues ou de chaque côté de la bouche.

Apprendre les bons réflexes
Etre côte à côte est tout aussi dangereux que face à face. Régulièrement on tourne la tête pour se parler. C'est bien pire que face à face.
Au restaurant, ou on mange/on boit, masque ôté, ou bien on discute et on met le masque.

 

PROTÉGER LES AUTRES
 
Aider les soignants commence par éviter de propager le Covid-19.
 
Avant de sortir, faire comme si on était contagieux:
 ¤ Se laver les mains, les poignets, le visage ; bien les sécher.
 ¤ Se rincer la bouche et se gargariser la gorge.
 ¤ Mettre un masque
 
A l'extérieur, dans les magasins, dans ses activités :
 ¤ Être suffisamment éloigné les uns des autres.
 ¤ Mettre les mains dans les poches, tenir quelque chose, tout ce qui empêche de porter les mains à son visage.
 ¤ Éviter de toucher des objets
 ¤ Ne pas faire de sport ou d'exercices physiques qui font expirer fortement : marcher calmement et tranquillement.
 
SE PROTÉGER SOI-MÊME
 
Avant de sortir :
 ¤ Mettre un masque.
 ¤ Mettre un couvre-chef sur sa tête.
 
A l'extérieur, dans les magasins, dans ses activités :
 ¤ Se tenir suffisamment éloignés les uns des autres.
 ¤ Éviter de toucher des objets.
 ¤ Ne pas se parler en face à face sans barrière physique :
    éloignement > 2 m, ou écran, ou masque pour chaque personne.
  
Au retour :
 ¤ Retirer les lunettes et le masque, les mettre à part.
 ¤ Se laver les mains, les poignets, le visage ; bien les sécher.
 ¤ Se rincer la bouche et se gargariser la gorge.
 
Notes
Les lunettes sont nettoyées à l'eau savonneuse.
Les masques peu utilisés peuvent être laissés 48h avant réutilisation, sinon ils sont changés et/ou entretenus.
 
MESURES COLLECTIVES
 
  Interdiction absolue aux cas positifs ou potentiels de sortir en public durant la période contagieuse.
  Isoler totalement  et ne pas renvoyer dans leur foyer les patients contagieux.
 
  Ajuster les mesures à la densité de population
  Aérer les locaux publics par renouvellement.
  
Marcher sens croissant trottoir côté pair,
  et sens décroissant trottoir côté impair.
 
  Se méfier des systèmes d'aération avec air recyclé qui sont vecteurs de propagation (sauf en avion).
 
Pour tous, ouvrir la totalité des espaces publics ou naturels en organisant et/ou régulant l'accès si besoin.
 

 

 MESURES INDIVIDUELLES
 
Masque obligatoire en public dans les lieux confinés.
En public, pas de sports qui font respirer 5 à 10 fois plus que la simple marche à pied.
 
  Ne pas s'attarder et éviter les moments d'affluence

Et si j'étais positif?

En cas de suspicion, s'isoler chez soi, ne plus sortir, être testé. Si le test est négatif, le refaire après quelques jours à un autre horaire (30% de faux positifs si testé trop tôt ou prélèvement infructueux).

  En cas de symptômes avérés ou de test positif :
- isolement forcément hors domicile.
- déclarer toutes les rencontres, prévenir ceux que l'on connaît.

 

LE CONFINEMENT EN FRANCE

Après des annonces de mesures mal perçues par le public car mal expliquées et parfois incohérentes , le confinement général est instauré brutalement le mardi 17 mars. Il durera jusqu'au 10 mai.
 Un second confinement général, moins rigoureux, est instauré du 30 octobre au 1er décembre.
 
Les textes réglementaires
 
 De nombreux arrêtés et décrets se sont succédés depuis le 1er mars et ont été progressivement abrogés, voici ceux en vigueur au 5 décembre 2020.
 
Code de la santé publique
Article L3131-15   État d'urgence sanitaire
Article L3136-1     Dispositions pénales
 
 Couvre-feu à compter du 16 janvier 2021
Décret n° 2021-31 du 15 janvier 2021  modifiant le décret n°2020-11262 du 16 octobre 2020.
  Le manquement à l'une quelconque des mesures entraîne une amende de 4ème classe. Attention, il n'y a pas que le port du masque ou l'attestation. Le constat d'infraction doit mentionner l'un de ces textes et le motif de l'infraction.
Voir les questions-réponses réglementation du site gouvernement.fr/info-coronavirus 

 

 L'ATTESTATION DE DÉPLACEMENT

 Elle est personnelle, sans modèle imposé.

Le générateur d'attestation électronique est inadapté. La télévision a montré les policiers sans masques se pencher sur leur scanner, lire leur écran, viser le téléphone du conducteur vitre baissée. Au final les visages étaient à ~50 cm : un non-sens et une incohérence.
Une nouvelle feuille papier à chaque sortie n'est pas imposée non plus, voir le décret 2020-1310 article 4 §II.
Voici deux alternatives pratiques, intelligentes, économiques qui peuvent être manuscrites et surtout,
réutilisables plusieurs fois.

Alternative 1
Personnellement, j'ai établi une attestation manuscrite avec un seul motif, faisant référence au décret 2020-1310. A chaque sortie je barre la dernière ligne et j'ajoute une ligne avec le lieu, la nouvelle date, l'heure de départ, et je signe à nouveau.
Voici ce
modèle d'attestation  (deux attestations sur une feuille A4).     NOTE : Non mise à jour pour le couvre-feu.

Alternative 2
Prendre
l'attestation officielle, remplir son identité et le lieu. Numéroter les motifs, en bas, écrire en gros VOIR AU VERSO. Mettre 3 colonnes : N°motif / date et heure / signature.
A chaque sortie barrer la ligne précédente et rajouter une ligne.

Organiser et éduquer est le rôle des pouvoirs publics en cas de crise. Il en va du respect mutuel des personnes, des institutions, de la cohésion sociale.  

 

 

 

DES MASQUES POUR TOUS

Achetés ou fabriqués, en papier ou en tissu, la qualité, la facilité de respirer, l'efficacité contre le virus dépend finalement peu de ces critères. Fabriquer et recycler soi-même des masques. reste une bonne option avec de bons matériaux et une forme adaptée à son visage. Certes, fabriqués, ils ne filtreront pas autant que des masques homologués. En tissu leur efficacité sera moindre, 60 à 80% au plus. Il n'y a que les aérosols (vapeur d'eau, etc) qui passent mais c'est un mode de propagation mineur du Covid-19.Une étude de 2013 le confirme. Une autre étude de 2014 donne les taux d'attaque face à un virus des masques tissu 5,4% et chirurgicaux 3,3%. Dans le mode de propagation majeur décrit ci-dessus, ils sont presque tout autant efficaces !
En double barrière (porteur/receveur avec masques) le risque de contamination est réduit d'un facteur 4 à 10 selon les tissus employés.

Lire Aux masques citoyens! de l'Académie nationale de Médecine.
Couture et paillettes parle des masques tissu et des masques barrière du guide AFNOR.

 

L'HYGIÈNE PERSONNELLE

Se laver les mains n'est pas la seule recommandation nécessaire. C'est oublier les poignets et le visage. Le lavage à l'eau savonneuse  des mains, des poignets et du visage est efficace s'il dure au moins une minute. Le rinçage élimine les virus et il est nécessaire de bien sécher la peau pour obtenir la meilleure efficacité. Lorsqu'une solution hydro-alcoolique est utilisée pour les mains, une lingette humide sur le visage complétera l'hygiène.
Se moucher dès que l'on enlève le masque et se laver le visage. Un bain de bouche et un gargarisme avec une solution buccale sont à effectuer après chaque nettoyage du visage, au minimum après chaque sortie en rentrant chez soi.
Il est vraiment dommage que ni les instances de santé ni le guide Afnor S76-001 n'en parlent. Pourtant se laver le visage et faire des bains de bouche est une évidence.

Une hygiène stricte du visage et de la bouche
             est primordiale pour éviter le virus.
     

NB Détruire les virus et recycler les masques :
Que ce soit les masques papier ou tissu, laver les masques (eau-savon) ou les tremper dans l'alcool éthylique quelques minutes (alcool à 90°, alcool à brûler, alcool ménager moins de 2/litre). Les masques papier peluchent vite quand ils sont lavés.

 

TESTS de DÉPISTAGE

C'est le second problème majeur dans la stratégie pour combattre la pandémie. Plus de 50% des personnes infectées n'ont pas de symptômes significatifs ou ressentis. Au moins 2 jours avant les symptômes un malade est contagieux. Sans tests de dépistage, ces personnes propagent le virus.

Les prises de température sont déjà un dépistage. Certes des patients n'ont pas de fièvre en permanence ~15%, voire pas du tout. Mais cela identifie déjà bien des personnes contaminées.

Plusieurs pays ont fait des efforts énormes en capacités de tests de dépistage afin d'identifier l'entourage des cas positifs.

Le 26 mars, l'Allemagne a la capacité de 70.000 tests/jour, la France 1500 et seulement 1000 opérationnels. Le 28 mars les autorités sanitaires décident  d'augmenter les capacités de tests. En Normandie, du 26 au 30 avril, 20 tests en moyenne seulement sont réalisés pour 100 000 habitants.

Sans des tests dans l'entourage des porteurs,  
    l'expansion de l'épidémie ne peut régresser.   

La Chine préconise le dépistage dans la première semaine d'infection sans attendre les symptômes. En France on attend les symptômes pour soigner, trop tard pour les personnes fragiles!!!

NB Les tests d'immunité ne sont pas du dépistage.

 

COMPARAISONS DE RÉSULTATS

Ce graphique est extrait de trackcorona.live

  
        Cliquer sur l'image pour agrandir.

La pandémie en Italie a 7 jours de plus qu'en Allemagne et en France. En Espagne elle a 1 jour de retard, et 4 au Royaume-Uni. Les courbes montrent chaque pays au même nombre de jours.
Il semble y avoir eu un réajustement du comptage en France.

Le critère qui me semble le plus probant est le nombre de décès ramené à 100 000 habitants, en comparant à durées égales :
A leur
centième jour de pandémie, il est de 10 en Allemagne, 43 en France, 55 en Italie, 58 en Espagne et au Royaume-Uni. Les méthodes de comptage diffèrent un peu, pas la tendance.
Voir aussi les feuilles départements et pays dans
le tableur.
De plus, à 100 jours, la Corée du Sud pointe à 0,5, le Japon à 0,7.

Les stratégies (gestion des  mesures, des soins, des populations fragiles) et les caractéristiques géo-urbaines de chaque pays produisent des effets différents. Le confinement ne fait pas tout!
L'isolement complet des personnes contagieuses, la distanciation, le port du masque, les prises de température, les mesures d'hygiène, les tests de dépistages, sont applicables avec des comportements et des prescriptions basés sur le bon sens.

Posons-nous les bonnes questions  et suivons les pratiques utiles!  

LA VACCINATION

Alleluia, les vaccins arrivent, les vaccinations démarrent, on est sauvé! Oui, mais pas tout de suite.

Les cafouillages de logistique sont normaux et courants en France. Quand de la neige est annoncée, des centaines d'automobilistes sont bloqués, sans une pelle, sans rien, certains en espadrilles.
Le fait vraiment grave est le 1er protocole de l'ARS qui s'est trompée de méthode de piqûre d'injection.

 Dans une épidémie, l'immunité collective n'existe pas. Tant qu'il le peut un virus se propage.  Pour vacciner 70 sur 75 millions de français il faut 10 mois à la moyenne de 7 millions par mois.
        Quand aura-t-on le nombre de vaccins?

 

LES  MAILLONS  FAIBLES

Renforcer une digue ne sert à rien quand une brèche reste ouverte. Il y a eu les masques, les tests, le dépistage. On aura beau faire des confinements, des couvre-feux, améliorer le port du masque, les mesures de distanciation, restreindre les déplacements, les maillons faibles sont le TRACAGE et l' ISOLEMENT.

Dès qu'une personne se sait avoir été en contact avec un cas positif, elle se fait tester et s'isole de son entourage. Le test est répété  à 3  et  à 5 jours selon le temps total déjà écoulé depuis le contact.
L'isolement signifie être en dehors de son domicile si d'autres personnes y résident. Commencer l'isolement quand le dernier test est positif est trop tard ; on est alors responsable de plus de cas.

Il vaut mieux des centaines de milliers de personnes quelques jours en isolement total dans des hébergements adaptés plutôt que les millions de français en restrictions et privations continuelles.

LE FUTUR DANS LE PRÉSENT

Quand le virus Corad-19 sera-t-il éradiqué?
Très certainement, ni dans quelques semaines, ni dans quelques mois, ni même avant la fin de l'année.

Quand pourra-t-on vivre sans restrictions?
A défaut de voir le virus disparu il faudrait a minima un remède infaillible, ou au mieux un vaccin.

Quand le confinement sera-t-il levé?
Pas avant ... quand les mesures de confinement pourront évoluer. Elles seront modulées au fur et à mesure des possibilités, des capacités, des priorités.
C'est sans nul doute un vrai casse-tête.

Les gestes barrière "officiels" sont-ils suffisants? Absolument pas. La distance de 1m devrait être celle des bras tendus de chaque personne. Il faudrait aussi ne pas se croiser.

Comment remédier aux lacunes du passé?
En acceptant que le monde a changé. Nos dogmes personnels et collectifs doivent changer aussi.

Depuis le sida, transmettre une maladie contagieuse est un délit en France.  On devrait y réfléchir!

 

 QUELQUES CLARIFICATIONS

 Quelle différence entre Coronavirus et Covid-19?
 Coronavirus est une famille de virus incluant le SARS-CoV-2 qui engendre la pandémie appelée Covid-19.

Quelle est la différence entre isolement et confinement?
L'isolement est individuel, sans aucun contact avec le public.
Le confinement est collectif, général ou ciblé, avec des contraintes.

Qui décide de l'isolement ?
Les médecins ne décident et ne prescrivent que les mesures de soins. Ils appliquent les directives ARS.
Juridiquement la décision reste floue.

Comment sait-on qu'on est positif?
A coup sûr après un test, sinon par plusieurs symptômes concordants. En cas de présomption il vaut mieux jouer la prudence et ne plus sortir en public. De nombreuses personnes positives l'ignorent car elles ne ressentent aucun symptôme.

Quand un positif Covid-19 est-il contagieux?
A partir du 2ème ou 3ème jour et tant qu'il a du virus dans les poumons, a priori environ une semaine ou 10 jours maximum.

Quand un malade Covid-19 est-il guéri?
Dés qu'il n'a plus de virus. Toutefois les plus durement affectés auront besoin d'une convalescence parfois longue.

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